mardi 17 novembre 2009

Parabole sur la gestion du temps et de sa vie

Un jour, un vieux professeur de l'Ecole Normale d'Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour faire passer sa matière.

Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'Expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un à un, lentement, puis leur dit : "Nous allons réaliser une expérience".
De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d'un gallon (pot de terre de plus de 4 litres) qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme une balle de tennis et les plaça délicatement, un par un dans le gros pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : "Est-ce que le pot est plein ?" Tous répondirent : "Oui".

Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment ?" Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la tables un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux jusqu'au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : "Est-ce que le pot est plein ?" Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L'un d'eux répondit : "Probablement pas !". "Bien", répondit le vieux prof. Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

Encore une fois, il demanda : "Est-ce que le pot est plein ?" Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent : "Non !". "Bien !" répondit le vieux prof. Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord.

Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : "Quelle grands vérité nous démontre cette expérience ?" Le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : "Cela démontre que même lorsqu'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire". "Non !" répondit le vieux prof, "ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite..." Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : "Quels sont les gros cailloux de votre vie ? Votre santé ? Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Relaxer ? Prendre le temps ? Ou tout autre chose ?

Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.

Alors n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question : quels sont les gros cailloux dans ma vie ? Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot".

D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

8 commentaires:

  1. Excellent !!!
    Le prof ne serait pas chinois ?

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  2. Très belle leçon à pratiquer au plus vite.

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  3. Très bonne expérience, la première chose que je mets dans mon pot c'est ma famille !!

    Bisous

    Céline

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  4. très belle parabole, mais il ne faut pas avoir un EGO trop développé, car sinon ce n'est plus une pierre mais un rocher que l'on met dans le vase,et il n'y a plus de place pour les autres cailloux, j'arrète car j'ai un caillou dans ma chaussure.
    Gérard

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  5. J'ai souvenir que tes parents avaient fait cette manip à Gilles... Lui avaient offert le kit !
    Ou j'ai encore fumé... Ca devient inquiêtant : rassurez moi ! ;-)
    Mouah...
    Muriel !
    Encore des paraboles, Marine... Ch'ui fan !

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  6. Ca ne me dit rien, la grippe A a peut-être frappé à ta porte ;)

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  7. Non Muriel, tu n'as pas fumé de la moquette. J'avais entendu cette parabole à la remise de diplôme de Gilles ; ça m'avait plu et je lui avais fait un kit le lendemain.

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  8. heu il me semblait qu'il s'agissait d'un pot, manque de bol.
    ;-D

    Mouah

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